Repeat after me : this is not a blog, this is a bortsch
(Merci à Mike pour le bandeau 2006 !)

J'écoute : plus de musique depuis des mois
Je regarde : C'est l'été et il n'y a rien ; désespéré, je me fais Big Brother 10 et Project Runway 5
Je lis : Entre les murs
Je joue : à 650 km, croquemonster, des vieux jeux super Nintendo et à des jeux de société avec les Gaymers
Je mange : des produits laitiers qui sont nos amis pour la vie
Je bois : beaucoup moins souvent et beaucoup plus lentement
Je rêve : d'une machine à remonter le temps
(mis à jour samedi 19 juillet 2008 à 19:13)

06/02/2008

06/02/08 - 01:10

Une définition de la pudeur

En 1937, Julien Duvivier tourne Pépé le moko avec Jean Gabin.
Fréhel fait aussi partie de la distribution.
Pour les plus incultes et les plus jeunes d'entre vous, Fréhel est la "star" de la chanson réalité des années 20 et 30, chansons où l'on évoque le désespoir d'amours perdues, du spectre de la mort, de la solitude....

Fréhel joue le rôle d'une patronne de bar. Elle a 46 ans et a déjà renoncé à sa carrière de chanteuse.

A un moment du film, elle évoque son passé (celui de son personnage ou le sien ? Allez savoir...).

Elle est assise seule sur une chaise, elle se souvient:
"J'étais jeune et belle, J'entrais sur scène, un projecteur rouge braqué sur mon visage et je chantais....."

Un vieux tourne-disque dans le bar passe alors une de ses anciennes chansons

Dans le film, cela ne dure que quelques secondes, et même si l'on peut lire beaucoup d'émotions sur son visage... Sur le tournage tout est différent....

Fréhel entendant cette chanson qu'elle a interprétée dans des cabarets à l'époque où elle était adulée de la foule songe à sa jeunesse, à tous les hommes qui l'ont aimée et qu'elle a aimés, à ceux qui se sont suicidés lorsqu'elle a arrêté sa carrière de chanteuse, à son visage et à son corps de jeune femme.....

Peu à peu les larmes lui montent aux yeux. Julien Duvivier, le réalisateur, sent qu'il capte un beau moment d'émotion et laisse la caméra tourner....

Cela dure plusieurs minutes pendant lesquels Fréhel cache ses larmes et son visage dans ses mains, torturée par les souvenirs de sa jeunesse, de sa beauté, torturée par les mots de ceux qui l'ont aimée

Puis revenant au présent, elle sèche maladroitement ses larmes, écarte ses mains, montre son visage encore humide et éclate de RIRE, (un rire nerveux ?, un rire forcé ? Simplement un long rire.....)

Puis, s'adressant à toute l'équipe de tournage fortement émue, elle dit cette phrase magique : " je vous ai bien eu, bande de cons!"

Je ne suis pas Fréhel mais j'aimerais bien qu'il y ait un peu de pudeur dans ce que je traverse actuellement au lieu de crier à droite et par monts ou bien à gauche et par vaux mon histoire.

(c'est trop vous demander de la fermer ?)

commentaires

06/02/08 - 01:45

Haut les cœurs et chante avec moi un peu de gaby Montbreuse : http://

(au refrain)
Je vous ai po.....

06/02/08 - 01:55

très joli texte et belle histoire

06/02/08 - 08:39

(c'est trop vous demander de la fermer ?)
C'est sûr que dit comme ça, ça va inciter les gens à arrêter de parler de tes problèmes.

06/02/08 - 23:11

Tu as beau dire ça ressemble à un appel au secours qui ne dit pas son nom. Ceux qui sont proches de toi sauront l'entendre, mais toi ?

09/02/08 - 15:59


Bravo, Sorty.

Les commentaires sont automatiquement fermés aux visiteurs au bout de trente jours.

 

Pour tout savoir sur galanta _2

Ma totemisation : Campagnol habile merci Yomot
Mon X-Menisation : ARCADE
merci Hedi et les membres du jury

Ma Southparkisation (merci à Fabulous)


Vu par Ever (euh......)

Des 13 sortilèges qui m'ont été offerts à ma naissance par différents êtres humains, animaux ou objets, je n'en connais et maitrise plus ou moins que quelques uns

Celui offert par le Petit Vieillard (l'Arithmétique) me fut utile jusqu'à mon bac. Il s'est aujourd'hui dissous.

Celui de la Théière Anglaise me permit de devenir bilingue.

Celui de l'Horloge Comtoise fit de moi un homme ponctuel comme une montre Suisse

Celui de l'Arbre, que j'invoquai, hélas, très jeune fit que certaines blessures ne se cicatriseront jamais (maudit sortilège que celui là, pourquoi Maman ne m'avait-elle jamais averti que certains d'entre eux étaient néfastes)

Celui de la Libellule fit que je serai condamné à chercher l'âme frère toute ma vie

Celui de la Princesse est celui que je maîtrise le mieux, mais il doit rester secret, sous peine d'être rompu ; hélas, il le sera un jour....

Celui de l'Ecureuil fit de moi un être sensible, hyper émotif ; merci l'Ecureuil, c'est le plus beau cadeau que l'on me fit...


Et voilà... je ne sais ce que le Feu m'attribua, je l'invoquai mais n'en vis jamais les conséquences.

Je redoute celui de la Chauve-Souris (il pue la mort de celle qui me donna la vie)

Quand aux sortilèges de la Rainette, du Fauteuil et de la Bergère, des Pastourelles ou de la Tasse Chinoise, ils restent pour moi un grand mystère....