Evil Bitches and Dirty Bastards
J.R. Ewing
(Larry Hagman)
Dallas -1978/1991
J.R. Ewing, ce sont les autres qui en parlent le mieux.
« Avec quelle traînée tu vas encore passer la nuit ? » (sa femme)
« J.R, tu as dépassé les bornes » (sa mère)
« Je n’arrive pas à comprendre que nous sommes du même sang ! » (son frère)
« Rends-moi cette bouteille !» (sa femme)
« Si j’ai perdu mon bébé, c’est à cause de vous ! » (sa belle-sœur)
« Si je suis ruiné, c’est à cause de vous ! » (le frère de la belle-soeur)
« Ne m’enferme pas à nouveau dans ce sanatorium ! » (sa femme)
J.R. Ewing est un incompris. Le plus grand méchant télévisuel des années 80 est en fait un mec bien. C’est un bon chef d’entreprise, car il refuse que sa compagnie soit dirigée par son frère juste bon à traire les vaches. C’est un bon fils, car il refuse que sa môman se remarie avec un péquenaud moustachu. C’est un bon père, car il refuse que sa femme saoule et laide ait la garde de son marmot et se remarie avec un cowboy impuissant. C’est un bon frère, car il refuse que Bobby reste marié à cet épagneul prénommée Pamela. C’est un bon amant, car il refuse de lasser ses maîtresses au point d’en changer tous les deux épisodes.
C’est surtout un homme courageux. Subir le visage de Sue Ellen au petit matin, vivre dans un ranch au milieu des vaches, et supporter les rires débiles de ses secrétaires, c’est pas donné à tout le monde !
Pour arriver à ses fins, J.R. a des journées bien remplies : dès le petit déjeuner, il humilie invariablement frangins, nièce, belle-sœur bref tout ce qui traîne. A peine arrivé au boulot, les Pétroles Ewing, il passe des coups de fil pour ruiner ses adversaires. A midi, il déjeune dans le seul restaurant de Dallas où se retrouvent TOUS les pétroliers texans. Entre deux rasades de bourbon, il fait du chantage à ses adversaires (en général avec la complicité d’une prostituée blonde et mineure). Rentré au travail, il appelle son homme de main pour trouver de nouveaux dossiers compromettants sur ses adversaires. A 17 heures, pause cucul avec une secrétaire ou l’épouse d’un adversaire. Le quinquagénaire tient la forme ! Retour au bercail, il continue à humilier ce qu’il peut. Par exemple son frère Ray, contremaître du ranch : « Ray n’est jamais à l’aise quand il vient dîner chez nous. Il est vrai que nous, on utilise des fourchettes ».
Mais les gens ont du mal à le comprendre ou à accepter ses méthodes. Alors le pauvre J.R. se prend des gnons, se retrouve tout habillé dans la piscine du ranch, ou avec une balle dans le bide. Heureusement, J.R. Ewing réchappe à tout, même à un enfermement dans un H.P. ou une tentative de suicide ! Et c’est tant mieux, parce que même si c’est un evil bastard, c’est vraiment un Texan sympathique, ce qui est a priori une contradiction dans les termes.
Commentaire
Merci à
The-graduate pour avoir écrit ce résumé aussi rapidement !
Il fallait s'attendre à voir ce businessman dans les 5 premiers, même s'il n'arrive pas à la cheville de Jim Profit (classé 13eme). Dans les années 80, Dallas était la série la plus regardée dans le monde et son héros est devenu l'emblème du salaud pur et dur.
Ont trouvé que J.R était classé 5eme et marquent leur premier point : Yomot, Elendir,Theopiscence et The-graduate
10/08/06 - 22:28
Un maître pour nous tous
elendir