20/05/2005What's the most embarassing moment of your life ?J'aime bien cette question ; les journalistes américains la posent souvent aux vedettes, on la demande aussi souvent aux candidats des émissions de télé réalité pour gonfler leurs profils sur le net.
Donc, j'ai réfléchi à la question, et j'ai trouvé deux réponses ; l'une est ancienne, très sexuelle, je la raconterai un autre jour. L'autre est très récente et je la raconte uniquement parce qu'elle a beaucoup fait rire deux amis, et que me payer la honte sur mon bortsch fait aussi partie de mon côté "je me dévalorise en permanence" (même si ce n'est pas vrai, en tout cas, je n'en suis pas conscient).
Je sors très peu dans le Marais, une ou deux fois par an, pas plus ; pourtant suite à un concert de Ledrouby et à l'anniversaire de The-graduate le 29 avril dernier, j'y retrouve régulièrement un groupe de garçons de GA présents ce soir là. Nous avons tous entre 30 et 40 ans, on se surnomme le "club du 29 avril" (Snoopdog parle "des vieux de GA" et depuis hier soir du "club de scrabble de GA", ce qui m'a beaucoup fait rire). Donc, il y a quelques jours, on se retrouve pour un Happy Hour, heure heureuse, heure exquise qui nous grise. On boit pas mal de pintes en déconnant, en médisant, en refaisant the world. Vers 22 heures, l'un de mes potes suggère qu'on aille manger, je décline l'invitation, je dois rentrer taper des challenges pour The Mole, je suis un peu à la bourre.
En sortant du bar où nous avons nos habitudes (le Oh Fada, rue sainte croix de la bretonnerie) je constate qu'il a plu, les pavés sont trempés. C'est là que les emmerdes commencent...
J'ai des chaussures marrons dans lesquelles je me sens vraiment bien, mais elles ont un défaut : la semelle est hyper lisse et dès que le sol est humide, il se transforme en patinoire. Je ne les mets que par beau temps et là franchement, la pluie n'était pas prévue. je me fais une raison : je vais marcher comme un débile jusqu'au métro. Pour en rajouter à mon bonheur, la station Hôtel de Ville est fermée au public. c'est donc aux Halles qu'il me faut aller. Mon parcours du combattant commence. Je marche comme si j'avais 4 grammes dans le sang, je glisse, me retiens, je titube, me retiens, j'évite les endroits trop lisses, les plaques d'égouts, je fais 50 mètres ; jusqu'ici tout va bien.
Et patatra c'est le drame, mon pied droit dérape, je fais un écart de 50 centimètres sur un pied, je repose le pied droit au moment ou c'est le gauche qui part en avant, j'agite les bras dans tous les sens pour ne pas me rétamer la tronche par terre en plein Marais, au milieu de cette foule de garçons; cela dure 3 ou 4 secondes où tous mes muscles sont tendus à l'extrème. Je me rétablis heureusement sur mes deux pieds, l'honneur est sauf !
Sauf ?
Sauf que dans le 10ème de seconde où je retrouve mon équilibre, je suppose que mon corps tout entier se relâche, mes muscles se détendent et je pète....
Pas un de ces petits pets discrets et odorants, non. Le gros pet bien sonore qui dure quelques secondes et qui s'entend à 5 mètres. Le gros pet bien classieux, quoi..... Ce bruit humiliant que 30 personnes ont du entendre autour de moi.
Soudainement, je m'en fous du sol mouillé, je marche vite, la tête baissée, j'abandonne l'idées du métro aux Halles, je prends un taxi, 10 Euros, dépense imprévue, mais j'en ai rien à péter.
Sorty  |
| Des 13 sortilèges qui m'ont été offerts à ma naissance par différents êtres humains, animaux ou objets, je n'en connais et maitrise plus ou moins que quelques uns
Celui offert par le Petit Vieillard (l'Arithmétique) me fut utile jusqu'à mon bac. Il s'est aujourd'hui dissous.
Celui de la Théière Anglaise me permit de devenir bilingue.
Celui de l'Horloge Comtoise fit de moi un homme ponctuel comme une montre Suisse
Celui de l'Arbre, que j'invoquai, hélas, très jeune fit que certaines blessures ne se cicatriseront jamais (maudit sortilège que celui là, pourquoi Maman ne m'avait-elle jamais averti que certains d'entre eux étaient néfastes)
Celui de la Libellule fit que je serai condamné à chercher l'âme frère toute ma vie
Celui de la Princesse est celui que je maîtrise le mieux, mais il doit rester secret, sous peine d'être rompu ; hélas, il le sera un jour....
Celui de l'Ecureuil fit de moi un être sensible, hyper émotif ; merci l'Ecureuil, c'est le plus beau cadeau que l'on me fit...
Et voilà... je ne sais ce que le Feu m'attribua, je l'invoquai mais n'en vis jamais les conséquences.
Je redoute celui de la Chauve-Souris (il pue la mort de celle qui me donna la vie)
Quand aux sortilèges de la Rainette, du Fauteuil et de la Bergère, des Pastourelles ou de la Tasse Chinoise, ils restent pour moi un grand mystère....
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20/05/05 - 15:41
Ce n'est la peine de mettre "pété de rire" en commentaire, je l'ai fait avant vous
sorty