18/11/2004Sorty vs the portabeules (part one)Métro Parisien, été 2003.
Je monte dans un compartiment et vais m’asseoir près d’une dame d’un certain âge , face à une jeune beurette, elle même assise à côté d’un vieux monsieur. Je me plonge pour la 3eme fois de mon existence dans Belle du Seigneur, roman que je me suis juré de finir un jour.. J’ai déjà battu mon précédent record puisque j’ai dépassé la moitié des 1100 pages que compte ce pavé…
Quand soudain : TOU LOULOU TOUTUT , TOU LOULOU TOUTOUT, TOU LOULOU TOUTUT , TOU LOULOU TOUTOUT (Vous avez reconnu Chihuahua de Gecé Puki, chanson immonde qui nous a cassé les oreilles et les burnes pendant plusieurs mois. Cela ne suffit pas de l’entendre 300 fois par jour à la radio, il faut qu’elle vienne se rappeler à mon souvenir dans le salon de Monsieur et Madame Deume. )
C’est celui de la beurette. La conversation est de ce type et dure plusieurs stations : ALLO ? OUAIS, JE SUIS DANS LE METRO A GARE DU NORD… HEY TU SAIS QUI J’AI VU ? LA MEUF A KEVIN, PUTAIN DE SA RACE, ELLE EST TROP TROP CON, HEY TU SAIS CE QU’ELLE ME FAIT ? ….EM DIT COMME CA OUAIS KEVIN Y VOULAIT PLUS SORTIR AVEC TOI PARCE QUE TU T’HABILLES TROP MAL !… ZYVA, J’VAIS LUI METTRE UNE CLAQUE DANS SA TRONCHE A CELLE LA ? D’OU ELLE ME CONNAIT. ET PIS KEVIN C’EST MOI QUI L’AI LARGUE D’ABORD…………
Pendant cette charmante conversation unilatérale, je relis trois fois la même phrase de mon roman, sans la comprendre. Pourquoi ai je l’impression que les personnages ont soudainement emménagé dans le neuf trois ?… Pourquoi malgré mes efforts de concentration, mes pensées se résument-elles à "ta gueule, ta gueule, ta gueule" ?. Le vieux monsieur aussi a l’air gêné. Il doit regretter de ne pas être encore trop sourd. Il ne me reste qu’une seule chose à faire, et ce n’est sûrement pas de changer de place. Je me mets donc à lire mon roman à haute voix, le plus fort possible pour déranger la demoiselle un peu trop démonstrative.
Sorty : AU DEBUT DE LEUR AMOUR LORSQU’ELLE ETAIT ALLEE LE REJOINDRE A PARIS, ELLE L’AVAIT TROUVE QUI L’ATTENDAIT A LA GARE, GRAND, SANS CHAPEAUX, LES CHEVEUX EN DESORDRE, ABSURDE, PRES DE….
La vieille dame : rhooo, on peut pas être tranquille.
La nuisance sonore se lève passe entre les deux vieux et continue sa conversation : ATTENDS, Y’A UN MALADE Y SE CROIT CHEZ LUI, LA. PUTAIN Y’A VRAIMENT DES NAZES DAND C’ TROM
Sorty : Ouais, y’a des chieurs partout
La fillequiconnaitlameufàKevin : D’OU TU ME CAUSES, D’OU TU ME CONNAIS ? (et quelques mots d’arabes que je ne comprends pas, et cela vaut sans doute mieux)
Un monsieur qui avait suivi la scène : C’est vrai que vous emmerdez tout le monde avec….
La fillequiavaitlarguéKevin : T’ES QUI TOI ? RENTRE CHEZ TA MERE…….. OUAIS, ATTENDS, J’TE RAPPELLE, CA PUE LES CONS ICI. Elle éteint l’objet maudit.
Elle s’éloigne vers le fond du wagon, en râlant, sous les yeux amusés des voyageurs et descend à la station suivante. Autour de moi, un sourire communicatif s’est propagé (Si, si, les Parisiens peuvent sourire dans le métro)
Sorty,
Vice président du G.R.A.T.I.N. (Groupement Révolutionnaire Anti-utilisateurs deTéléphones Irrespectueux Narcissiques)
PS : Quelqu’un peut me raconter la fin de Belle du Seigneur ? Sinon, je m’y remets en 2007, comme prévu... En silence
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| Des 13 sortilèges qui m'ont été offerts à ma naissance par différents êtres humains, animaux ou objets, je n'en connais et maitrise plus ou moins que quelques uns
Celui offert par le Petit Vieillard (l'Arithmétique) me fut utile jusqu'à mon bac. Il s'est aujourd'hui dissous.
Celui de la Théière Anglaise me permit de devenir bilingue.
Celui de l'Horloge Comtoise fit de moi un homme ponctuel comme une montre Suisse
Celui de l'Arbre, que j'invoquai, hélas, très jeune fit que certaines blessures ne se cicatriseront jamais (maudit sortilège que celui là, pourquoi Maman ne m'avait-elle jamais averti que certains d'entre eux étaient néfastes)
Celui de la Libellule fit que je serai condamné à chercher l'âme frère toute ma vie
Celui de la Princesse est celui que je maîtrise le mieux, mais il doit rester secret, sous peine d'être rompu ; hélas, il le sera un jour....
Celui de l'Ecureuil fit de moi un être sensible, hyper émotif ; merci l'Ecureuil, c'est le plus beau cadeau que l'on me fit...
Et voilà... je ne sais ce que le Feu m'attribua, je l'invoquai mais n'en vis jamais les conséquences.
Je redoute celui de la Chauve-Souris (il pue la mort de celle qui me donna la vie)
Quand aux sortilèges de la Rainette, du Fauteuil et de la Bergère, des Pastourelles ou de la Tasse Chinoise, ils restent pour moi un grand mystère....
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18/11/04 - 18:07
Elle est évidemment tragique la fin de Belle du seigneur, mais pendant ce temps là la logorhée amoureuse Solal/Ariane atteind des sommets. J'en ai sauté des pages...
fanougreenboy