30/05/2004Sorty dans le métro (part 5)Le voyou. (C. lelouch / 1970)
Station République, un jeune beur me propose diverses drogues : ecsta, shit, coke ; je m'éloigne sans répondre. Dans mon dos, il crie deux fois "Non merci". Nous sommes en 2004 et les dealers réclament le droit à la politesse...
Je monte dans le 1er wagon.Un voyageur constate qu'il y a une bagarre dans le 2eme wagon. Le dealer y est monté et se bat avec un autre homme.
A la station suivante, Strasbourg Saint-Denis, une jeune fille s'envole prévenir le conducteur de la rame. Celui-ci longe le quai, monte dans le second wagon, sépare les deux hommes en collant un pain au beur, puis revient dans sa cabine tranquillement pour avertir la sécurité.
Le dealer le suit en le traitant de salé pédé et de grosse tapette qui refuse de se battre (pourquoi faut-il que nous soyons toujours gros et sales ?)
En quelques instants, le quai se remplit de policiers, vigiles et autres agents de surveillance. De jolis uniformes comme on aimerait en voir plus souvent.
Le ton du dealer a changé ; il désire porter plainte contre le conducteur pour coups et blessures, clamant son innocence, montrant son ticket (parce que lui, il ne gruge pas la RATP)
Un vigile lui demande poliment de s'asseoir, une fois, deux fois, trois fois ; ce à quoi le beur répond qu'il est assis, alors que de toute évidence il ne l'est pas.
Comme il s'excite un peu trop, un policier lui passe les menottes dans le dos. La suite devient surréaliste et inquiétante.
Le dealer : "vas-y utilise la violence, cogne moi dessus, vous savez faire que ça".
Le dealer : "J'ai pas peur des flics, j'en connais pleins des flics".
un vigile : "Tant mieux, si vous êtes déjà fiché, la procédure sera plus rapide"
Le dealer : "Téléphone à Jacques Chirac !"
un policier : "Vous connaissez Monsieur Chirac ?"
Le dealer : " Y'a personne qui connait Chirac mieux que moi"
(note : cela confirme bien que notre Président a de mauvaises fréquentations, ou que Bernadette a des cornes)
Un policier : "Tu te calmes tout de suite"
Le dealer : "vas-y, d'où tu me dis "tu" ? le respect, tu connais pas ?"
Le dealer : "Il faudra pas vous étonner que des bonbonnes de gaz explosent après ça..."
Un policier : "Dans certains pays, on vous met en prison pendant des années pour ce genre de propos"
le chien d'un vigile : "wouaf wouaf"
Le dealer : "qu'est-ce tu m'emmerdes toi ?"
Je suis descendu du wagon, je voudrais savoir si nous allons repartir ou s'il est encore temps de prendre le dernier métro sur la ligne 4. L'incident dure depuis 20 minutes. Bien sûr, on est incapable de me renseigner.
Je m'approche du jeune beur et, en garçon bien élevé que je suis, je lui dis : "Au fait, non merci !"
(C'est facile, je sais, il est menotté et maintenu par deux agents de sécurite)
Il ne répond pas, il a le regard vitreux, il ne doit déjà plus se souvenir de moi.
Ils l'emmènent, nous repartons.
En raison d'un incident voyageur, le trafic est interrompu entre Rue de la Pompe et Jouy-en-Josas.
Sorty
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| Des 13 sortilèges qui m'ont été offerts à ma naissance par différents êtres humains, animaux ou objets, je n'en connais et maitrise plus ou moins que quelques uns
Celui offert par le Petit Vieillard (l'Arithmétique) me fut utile jusqu'à mon bac. Il s'est aujourd'hui dissous.
Celui de la Théière Anglaise me permit de devenir bilingue.
Celui de l'Horloge Comtoise fit de moi un homme ponctuel comme une montre Suisse
Celui de l'Arbre, que j'invoquai, hélas, très jeune fit que certaines blessures ne se cicatriseront jamais (maudit sortilège que celui là, pourquoi Maman ne m'avait-elle jamais averti que certains d'entre eux étaient néfastes)
Celui de la Libellule fit que je serai condamné à chercher l'âme frère toute ma vie
Celui de la Princesse est celui que je maîtrise le mieux, mais il doit rester secret, sous peine d'être rompu ; hélas, il le sera un jour....
Celui de l'Ecureuil fit de moi un être sensible, hyper émotif ; merci l'Ecureuil, c'est le plus beau cadeau que l'on me fit...
Et voilà... je ne sais ce que le Feu m'attribua, je l'invoquai mais n'en vis jamais les conséquences.
Je redoute celui de la Chauve-Souris (il pue la mort de celle qui me donna la vie)
Quand aux sortilèges de la Rainette, du Fauteuil et de la Bergère, des Pastourelles ou de la Tasse Chinoise, ils restent pour moi un grand mystère....
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03/06/04 - 16:59
Pas mal rue de la Pompe, mais pour le plaisir du jeux, peut-on étendre le réseau à la branlieue?
Cécile (visiteur)